Campus de Sénart
Rappel des enjeux
Le campus de Sénart (à Lieusaint) se caractérise par un contexte plus rural que les campus de Créteil du à sa localisation en périphérie de l’agglomération parisienne. L’implantation de son bâti est moins dense, marquée par de grands espaces ouverts.
Accessible principalement par la route et par le RER, les mobilités autour du campus sont donc de relativement grande portée et s’inscrivent dans une logique de campus ouvert, avec des espaces importants réservés aux voitures entre les bâtiments.
Au vu de sa plus faible densité bâtie, le campus bénéficie également d’une présence plus importante d’espaces de nature que les campus de Créteil. Les espaces végétalisés sont présents sous forme de vastes pelouses, d’arbres ponctuels et de haies monospécifiques, situées au cœur de l’espace central ou le long des circulations.
Néanmoins de nombreuses voies bitumées et la place trop importante réservée au stationnement des voitures limitent la place de la nature et coupent les continuités écologiques.
Dans ce campus, où les espaces de nature sont plus nombreux et mieux aménagés, les enjeux sont principalement centrés sur la valorisation de ces derniers afin d’améliorer la relation humain-nature mais aussi de laisser une plus grande place au développement de la biodiversité.
Parmi les objectifs on peut citer :
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Mettre en place une gestion différenciée des espaces verts, en laissant une place aux massifs arbustifs et aux prairies extensives afin de diversifier les strates ;
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Maintenir et renforcer les continuités écologiques avec les espaces environnants : espaces agricoles, parcs, terrains vagues, etc. ;
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Améliorer et créer des aménagements favorables à l'expérience de nature.
Piétonnisation, végétalisation
Création d’une zone humide et diversification de strates
Potager collectif
Piétonnisation et désimperméabilisation, diversification de strates
Explications
Sénart est un campus relativement différent dans sa forme et sa conception ; ses espaces ouverts entre les bâtiments offrent un fort potentiel d’aménagement. Premièrement, remplacer les revêtements imperméables des parkings (qui sont omniprésents dans la conception du campus) par des surfaces semi-perméables permettrait une meilleure infiltration des eaux pluviales et la réduction de l’effet d’îlots de chaleur l’été.
Deuxièmement, les strates et les espèces végétales gagneraient à être plus diversifiées afin d’améliorer la biodiversité et la qualité paysagère du campus, ce dernier étant aujourd’hui majoritairement composé d’arbres et d’herbe rase. Une gestion plus écologique de ces espaces pourrait également être adoptée, comme définie dans la charte de la biodiversité de l’UPEC. Certaines voies carrossables pourraient par ailleurs être végétalisées ou piétonnisées, tout comme certains toits-terrasses afin d’offrir un cadre de vie moins minéral aux usagers.
Troisièmement, avec leurs grandes baies vitrées, les bâtiments ont un fort potentiel d’aménagement intérieur : la mise en place d’espaces de détente et de mobilier d’intérieur permettrait de mettre en avant des vues sur les espaces de nature du campus et de le rendre plus convivial. Enfin, comme dans les autres campus, la végétation intérieure pourrait avoir un rôle prépondérant pour rendre ces espaces plus agréables à voir, à vivre mais aussi à sentir.